Environ un cinquième des produits de la mer pourraient être mal étiquetés, a souligné l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui précise que la fraude dans ce secteur est « bien plus fréquente » que pour la viande ou les légumes.
Selon la FAO, il n’existe pas d’estimation officielle de l’ampleur de la fraude dans le secteur mondial de la pêche et de l’aquaculture, qui représente 195 milliards de dollars.
Mais des études empiriques suggèrent que 20 % du commerce pourrait être sujet à une forme de fraude, ce qui est nettement plus élevé que pour la viande, les fruits et les légumes, en grande partie en raison de la grande diversité des espèces dans ce secteur.
Le rapport de l’agence onusienne basée à Rome, publié mardi, met en avant des outils scientifiques émergents capables de débusquer ces pratiques et de renforcer le contrôle sur la filière.
La fraude sur le poisson, définie comme « une pratique délibérée visant à tromper », peut nuire à la biodiversité, à la santé et à l’économie. Elle prend plusieurs formes?: adultération (colorants pour rendre le thon plus frais), contrefaçon (crevettes à base d’amidon), simulation (surimi vendu comme chair de crabe), détournement de marché, étiquetage trompeur, dépassement de quotas, substitution d’espèces, falsification et vol.
Le rapport de la FAO recommande d’harmoniser l’étiquetage, d’indiquer les noms scientifiques et d’améliorer la traçabilité.
