Le drame survenu fin janvier dans l’État de Sinaloa, au nord-ouest du Mexique, a connu une issue tragique.
Trois des dix employés d’une compagnie minière canadienne, enlevés sur un site d’exploitation, ont été retrouvés morts, a annoncé lundi la Chambre minière mexicaine dans un communiqué.
Les victimes ont été formellement identifiées, confirmant les craintes exprimées par leurs familles et par l’entreprise concernée, Vizsla Silver.
L’enlèvement remonte au 23 janvier, lorsqu’un commando armé a fait irruption dans un campement situé sur le site du projet minier de la municipalité de Concordia.
Selon des témoignages recueillis par la presse locale, les assaillants ont emmené de force dix employés, tous de nationalité mexicaine, parmi lesquels figuraient deux ingénieurs.
Depuis lors, l’affaire a suscité une vive émotion dans le pays, mettant une nouvelle fois en lumière l’insécurité persistante dans certaines régions minières du Mexique.
Dans un premier temps, Vizsla Silver avait indiqué avoir été informée par plusieurs familles que leurs proches avaient été retrouvés sans vie, tout en précisant attendre la confirmation officielle des autorités mexicaines.
Cette confirmation est désormais intervenue.
« Nous sommes dévastés par cette issue tragique », a déclaré Michael Konnert, président-directeur général de la société, cité dans un communiqué.
Il a assuré que la priorité absolue de l’entreprise demeure la localisation des sept employés toujours portés disparus.
Les autorités mexicaines ont indiqué vendredi avoir retrouvé plusieurs corps dans la zone où s’est produit l’enlèvement, et procédé à l’arrestation de quatre personnes suspectées d’être impliquées dans cette affaire.
Plus de 1.000 policiers et militaires ont été déployées pour mener les opérations de recherche, appuyées par de nombreuses perquisitions dans la région.
Malgré ces moyens considérables, l’incertitude demeure quant au sort des autres employés.
Ce drame relance le débat sur la sécurité des travailleurs du secteur minier, en particulier dans les zones confrontées à la présence de groupes criminels armés.
Le Mexique, riche en ressources minières, attire de nombreux investissements étrangers, mais ces derniers s’accompagnent de défis sécuritaires majeurs.
Les organisations syndicales et les acteurs du secteur appellent désormais à un renforcement des mesures de protection des travailleurs, afin d’éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.
Abed MEGHIT
