Financement extérieur : Tebboune ferme la porte à l’endettement et mise sur des partenariats stratégiques maîtrisés

dknews
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L’Algérie n’hypothèquera pas l’avenir de ses générations futures.

Le message du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est sans ambiguïté.

Lors de sa rencontre périodique avec les médias nationaux, le chef de l’État a écarté catégoriquement tout recours à l’endettement extérieur classique, affirmant que la souveraineté économique et politique du pays constitue une ligne rouge intangible.

« Tout éventuel financement extérieur se fera selon une vision rationnelle et exclusivement orientée vers des projets économiques à haute rentabilité », a insisté le Président, mettant en avant la solidité retrouvée du système bancaire national et la capacité de l’Algérie à financer son développement sans se soumettre à la tutelle de créanciers susceptibles d’influencer ses choix souverains.

Abdelmadjid Tebboune a cité en exemple le financement accordé par la Banque africaine de développement, d’un montant dépassant trois milliards de dollars, destiné à l’extension de la voie ferrée vers El Meniaa et Ghardaïa.

Ce projet structurant, avec des modalités de remboursement étalées sur treize ans, s’inscrit dans le cadre du mégaprojet ferroviaire Alger-Tamanrasset, long de plus de 2 000 kilomètres, et appelé à jouer un rôle clé dans le désenclavement du Sud et l’intégration économique nationale.

Le chef de l’État a rappelé que l’Algérie est l’un des membres fondateurs et l’un des principaux contributeurs de la BAD, dont elle détient 4,21 % du capital.

Cette position lui permet de bénéficier de conditions de financement « souples », loin des logiques spéculatives des marchés financiers internationaux.

Il a également souligné que ces financements s’inscrivent en parallèle de l’entrée en phase de rentabilité de plusieurs projets structurants.

Au-delà de la BAD, l’Algérie est un acteur actif de la sphère financière internationale.

Sa participation au capital de la Nouvelle banque de développement des Brics, à hauteur de 1,5 milliard de dollars, constitue un levier stratégique pour l’accompagnement de grands projets.

Le pays a également rejoint la Banque européenne pour la reconstruction et le développement en 2021, renforçant ainsi son accès à des financements à long terme à des conditions avantageuses.

Le Président a rappelé que la spécificité des banques de développement réside dans leur vocation à soutenir les États sur des projets structurants, avec des prêts à long terme et des taux raisonnables.

L’absence de dette extérieure confère à l’Algérie une solvabilité élevée et une crédibilité renforcée, garantissant un traitement équitable de ses dossiers d’investissement.

Enfin, Abdelmadjid Tebboune a évoqué le soutien financier de la BAD à des projets stratégiques d’envergure continentale et euro-méditerranéenne, tels que le gazoduc Algérie-Nigeria, le SouthH2 Corridor et le Medlink.

Autant de projets qui confirment la place de l’Algérie comme acteur énergétique et financier de premier plan, fidèle à une doctrine claire : le développement oui, mais jamais au prix de l’indépendance nationale ni de l’avenir des enfants du pays.

Abed MEGHIT

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