Dans un contexte régional marqué par de profondes mutations géopolitiques, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé la volonté constante de l’Algérie de demeurer une force de stabilité, de dialogue et d’équilibre dans son environnement régional.
Lors de son entretien périodique avec la presse nationale, le chef de l’État a livré une lecture claire et assumée de la politique étrangère algérienne, fondée sur le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence et la solidarité fraternelle.
Évoquant les relations avec les pays voisins, le président de la République a mis en avant la dimension particulière des liens unissant l’Algérie à la Mauritanie.
Il a souligné que l’aide apportée à ce pays frère se fait de manière désintéressée, notamment dans les domaines de la santé et de l’enseignement, tout en respectant pleinement sa liberté de décision et ses choix souverains.
Cette approche, a-t-il rappelé, constitue l’essence même de la diplomatie algérienne, qui privilégie le partenariat équitable plutôt que toute forme de tutelle.
Concernant la région du Sahel, le chef de l’État a exprimé son respect pour le président nigérien Abdourahamane Tiani, annonçant lui avoir adressé une invitation officielle pour effectuer une visite en Algérie.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté de renforcer la concertation régionale face aux défis sécuritaires et économiques communs.
S’agissant du Mali, le président Tebboune a rappelé l’histoire partagée entre les deux peuples, tout en mettant en garde contre les acteurs qui exploitent l’instabilité à des fins d’armement et de spoliation des ressources.
Les relations avec le Burkina Faso ont également été qualifiées de bonnes, avec une disponibilité algérienne clairement affirmée pour les renforcer davantage.
À propos de la Libye, le président de la République a rappelé que tout ce qui touche ce pays touche directement l’Algérie, en raison de l’histoire commune et des enjeux sécuritaires partagés.
Il a insisté sur la nécessité de laisser les Libyens décider librement de leur avenir, soulignant l’importance des élections législatives, conformément aux orientations des Nations unies.
Le président Tebboune a également mis en exergue la coordination tripartite entre l’Algérie, l’Égypte et la Tunisie, soulignant le rôle central de ce mécanisme dans la recherche d’une solution politique durable en Libye.
Les relations avec l’Égypte, pays frère, ont été qualifiées d’historiques, reposant sur près de sept décennies de complémentarité et de soutien mutuel.
Le chef de l’État a affirmé avec force que toute atteinte à l’Égypte est perçue comme une atteinte à l’Algérie.
Dans le monde arabe, le président de la République s’est félicité de la solidité des relations avec le Koweït, le Royaume d’Arabie saoudite et l’État du Qatar, qu’il a qualifiées de plus que fraternelles.
Il a souligné que ces relations reposent sur la confiance, le respect mutuel et la convergence des positions sur de nombreux dossiers régionaux et internationaux.
Toutefois, le chef de l’État a également évoqué des tentatives d’ingérence menées par un « micro-État » dans les affaires intérieures de l’Algérie, notamment lors des échéances électorales.
Sans entrer dans les détails, il a réaffirmé la fermeté de l’Algérie face à toute atteinte à sa souveraineté, soulignant que le peuple algérien reste libre, conscient et attaché à son indépendance de décision.
Abed MEGHIT
