Face à une pression touristique croissante, l’île italienne de Capri a décidé de durcir sa réglementation afin de mieux gérer l’afflux massif de visiteurs estivaux.
À partir de l’été prochain, l’accès à l’île sera interdit aux groupes de plus de 40 personnes, une mesure annoncée par l’agence ANSA et approuvée par le conseil municipal.
Cette décision vise à fluidifier la circulation dans les ruelles étroites de l’île et à préserver la qualité de vie des habitants, confrontés chaque été à une fréquentation pouvant atteindre jusqu’à 50.000 visiteurs par jour, pour une population permanente d’environ 13.000 résidents.
Les autorités locales entendent ainsi limiter les effets du tourisme de masse sur l’environnement et le patrimoine.
La nouvelle réglementation impose également aux guides accompagnant des groupes de plus de 20 personnes l’utilisation d’oreillettes sans fil, interdisant le recours aux haut-parleurs jugés bruyants et inesthétiques.
Les guides devront par ailleurs adopter des signes de reconnaissance discrets, abandonnant parapluies et objets voyants traditionnellement utilisés pour rassembler les visiteurs.
Située dans la baie de Naples, Capri est mondialement connue pour ses paysages spectaculaires, ses villas blanches, ses criques et ses hôtels de luxe.
Cette attractivité exceptionnelle constitue à la fois une richesse et un défi pour les autorités locales, contraintes de trouver un équilibre entre accueil touristique et préservation du cadre de vie.
Le président de l’association professionnelle Ascom Confcommercio Capri, Lorenzo Coppola, a salué ces mesures qu’il considère comme un outil essentiel pour améliorer la mobilité et l’expérience des visiteurs.
Cette initiative s’inscrit dans une tendance plus large en Italie, à l’image de Venise qui a limité en 2024 la taille des groupes touristiques à 25 personnes, dans une tentative de réguler un tourisme devenu parfois envahissant.
Abed MEGHIT
