Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a mis en avant l’importance de l’amendement technique de la Constitution dans la poursuite du processus de construction d’une démocratie véritable et durable.
S’exprimant lors de son entrevue périodique avec les médias nationaux, il a souligné que cette démarche s’inscrit pleinement dans une logique de renforcement de la référence constitutionnelle et politique de l’État.
Le chef de l’État a rappelé que la Constitution de 2020 a introduit des avancées majeures, notamment la constitutionnalisation de la Déclaration du 1er Novembre 1954, du Conseil supérieur de la jeunesse et du rôle de la société civile.
Il a toutefois reconnu l’existence de lacunes dans l’application de certains articles, citant en particulier les dispositions relatives au renouvellement par moitié des membres du Conseil de la nation.
Réagissant aux critiques ayant tenté d’associer cet amendement technique à une prétendue volonté d’ouvrir les mandats présidentiels, le président Tebboune a fermement rejeté ces allégations, affirmant que le travail engagé se fait avec patriotisme et sincérité, loin de toute manœuvre de déstabilisation.
Il a dénoncé les tentatives de manipulation émanant de parties qu’il a qualifiées d’instrumentalisées.
Le président de la République a rappelé que le dialogue qu’il mène avec la classe politique s’inscrit dans une vision de long terme visant à édifier un État fort, stable et institutionnel, qui ne soit pas tributaire des hommes.
Il a souligné que la révision de la loi sur les partis politiques, initiée à la demande même de ces formations, constitue une étape démocratique essentielle. Selon lui, ce dialogue ne se limite pas à des ajustements techniques, mais porte sur un véritable projet de société, fondé sur la consolidation des institutions, la participation politique et le respect des principes démocratiques.
A. Meghit
