Dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources hydriques et l’augmentation constante des besoins, la wilaya de Sidi Bel-Abbès s’engage dans une transformation profonde de son système de gestion de l’eau.
Entre renforcement des capacités de stockage et diversification des sources d’approvisionnement, les autorités locales déploient une stratégie visant à garantir la sécurité hydrique sur le long terme.
La politique adoptée repose sur un maillage infrastructurel décentralisé, permettant de rapprocher les capacités de stockage des zones de consommation.
À Sfisef, un réservoir de 2.000 m³, achevé à 80 %, devrait devenir d’ici peu un pilier de l’approvisionnement local.
À Tilmouni, Sidi Khaled, Gouassem, Touaita et Habara, des structures de 500 à 1.000 m³ sont en cours de réalisation, traduisant une volonté de réduire les disparités territoriales.
Ces infrastructures ne se limitent pas à un simple rôle de stockage.
Elles s’insèrent dans un écosystème hydrique hybride, combinant les apports des barrages, des stations de dessalement d’eau de mer et du projet de transfert depuis la station de Hilal à Aïn Témouchent.
Cette interconnexion offre une flexibilité inédite, permettant d’assurer la continuité du service même en cas de stress hydrique localisé.
Les taux d’avancement élevés des projets, souvent supérieurs à 80 %, témoignent d’une dynamique soutenue.
Les réceptions prévues entre mars et mai marqueront une étape décisive dans le passage d’une gestion réactive à une approche prédictive de la distribution de l’eau.
Au-delà des chiffres et du béton, cette stratégie incarne une vision de résilience face aux aléas climatiques.
En augmentant les volumes de régulation, la wilaya se dote d’un véritable amortisseur, capable d’absorber les pics de consommation estivaux et de sécuriser l’approvisionnement des populations.
Ainsi, la sécurité hydrique cesse d’être une ambition théorique pour devenir un socle tangible du développement local, condition essentielle à la stabilité sociale et à l’attractivité économique de la région.
Abed MEGHIT
