La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), a alerté, lundi, contre les répercussions d’une activité aérienne menée par l’armée sioniste dans le sud du Liban, impliquant le largage d’une substance chimique, soulignant que cet acte a entravé ses missions et suscité des inquiétudes d’ordre sanitaire et environnemental.
La FINUL a indiqué dans un communiqué que ses forces n’ont pas été en mesure de mener leurs opérations habituelles à proximité de la Ligne bleue sur près d’un tiers de sa longueur, ne reprenant leurs activités qu’après plus de neuf heures.
Elle a précisé avoir assisté les Forces armées libanaises dans la collecte d’échantillons en vue de leur analyse et de la détermination de leur degré de toxicité.
La FINUL a qualifié cette activité « d’inacceptable » et de « violation » de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle a expliqué que les mesures prises par l’armée sioniste ont limité sa capacité à accomplir les tâches qui lui sont confiées et « pourraient avoir exposé la santé de son personnel ainsi que celle des civils à des risques, en plus de soulever des préoccupations quant à d’éventuels impacts sur les terres agricoles locales, le retour des civils dans leurs foyers et leurs moyens de subsistance ». La force onusienne a noté qu’il ne s’agit pas de la première fois que l’armée sioniste largue des substances chimiques inconnues depuis ses aéronefs au-dessus du Liban.
Elle a appelé l’armée sioniste à mettre un terme à ces activités et à coopérer avec les forces de maintien de la paix afin de soutenir la stabilité dans le sud du Liban.
Dans ce contexte, la ministre libanaise de l’Environnement, Tamara El Zein, a annoncé avoir pris contact avec le commandant de l’armée, le général Rodolphe Haykal, à la suite d’informations en provenance de la localité d’Aïta al-Chaab et de ses environs faisant état de l’observation d’avions procédant à l’épandage de substances soupçonnées d’être des « pesticides ».
Dans un communiqué, elle a indiqué avoir demandé l’obtention d’échantillons provenant des sites affectés en vue de leur analyse et de l’identification de la nature de ces substances, assurant le suivi du dossier.
Elle a estimé que ce comportement, si la toxicité des substances utilisées venait à être confirmée, « n’est pas surprenant » de la part du côté sioniste.
La ministre a rappelé que l’entité sioniste avait incendié, lors de la dernière agression, près de 9.000 hectares au Liban, en utilisant du phosphore blanc et des bombes incendiaires.
Elle a qualifié ces actes de « génocide environnemental délibéré », visant à saper la capacité des habitants du Sud à résister sur leurs terres et à assurer les moyens de leur subsistance.
Liban : La FINUL alerte sur les répercussions du largage de substances chimiques par l’entité sioniste
Leave a Comment
