Agression sioniste : la Cisjordanie occupée connaît des niveaux de violence « sans précédent » (UNRWA)

dknews
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Alors que le regard du monde reste tourné vers Ghaza, dévastée par plus de deux ans d’agression sioniste génocidaire, la Cisjordanie occupée connaît depuis octobre 2023 des niveaux de violence « sans précédent », alerte l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).

Selon l’agence onusienne, plus de 1.000 Palestiniens, dont près d’un quart d’enfants, sont tombés en martyrs.
Dans le même temps, les attaques des colons sionistes se poursuivent sans relâche : les communautés palestiniennes sont constamment intimidées, déracinées et privées de leurs moyens de subsistance.
« L’impunité règne.
Des dizaines de milliers de personnes sont toujours déplacées (depuis un an).
Leurs maisons sont désormais progressivement démolies pour les empêcher de revenir », a affirmé, sur les réseaux sociaux, le chef de l’UNRWA, Philippe Lazzarini. Cette situation dramatique affecte particulièrement les femmes enceintes et l’accès aux soins essentiels.
Le chemin vers l’accouchement est devenu un parcours semé d’embûches et de craintes.
Selon l’Agence de l’ONU en charge des questions de santé reproductive (UNFPA), les barrages routiers, les points de contrôle, les couvre-feux et l’insécurité retardent ou empêchent régulièrement l’accès aux services essentiels, exposant ainsi les femmes enceintes et les nouveau-nés à des risques particuliers.
Ces difficultés pèsent lourdement sur un système de santé déjà fragilisé. Seuls 42 % des établissements de santé de Cisjordanie occupée sont pleinement opérationnels, tandis que les ambulanciers et les agents de santé spécialisés sont fréquemment confrontés à des retards, des obstructions et des agressions physiques.
La situation se traduit aussi par un accès limité aux services de santé reproductive pour plus de 230.000 femmes, dont 4.800 femmes enceintes, en particulier celles des gouvernorats de Jénine, Tulkarem et Tubas, où l’insécurité et les restrictions de mouvement sont particulièrement sévères.

Palestine occupée: affrontements après l’irruption de colons sionistes dans une localité de Ramallah

Des affrontements avec des Palestiniens ont éclaté, lundi, dans la localité de Jiljilyya, à Ramallah, en Cisjordanie occupée, suite à l’irruption de groupes de colons sionistes dans la zone, où ils ont ouvert le feu en direction d’une habitation, détruit des panneaux d’énergie solaire et dérobé des caméras de surveillance.
« Des groupes de colons se sont rassemblés près de la porte secondaire de Jiljilyya, dans la zone d’Al-Batin, dans un climat de forte tension », a indiqué l’agence de presse palestinienne Wafa.
Elle a précisé que les localités au nord de Ramallah et leurs zones rurales sont périodiquement la cible d’attaques répétées de la part des colons, incluant des incursions dans les habitations et les terres agricoles, des actes de vandalisme contre les biens, le vol d’équipements agricoles et de systèmes d’énergie solaire, l’ouverture de feu contre les citoyens, ainsi que l’incendie d’oliviers et de vastes superficies agricoles.
Ces agressions « se concentrent dans les villages et localités de Sinjil, Turmus Ayya, Dayr Dibwan et Al-Mughayyir, et s’accompagnent de tentatives d’implantation de nouveaux avant-postes coloniaux, ce qui accroît les tensions et menace la vie et la stabilité des citoyens », a-t-elle ajouté. Parallèlement, des colons sionistes ont attaqué la localité de Qusra, au sud de Naplouse, sous la protection des forces d’occupation, et s’en sont pris à la zone de Ras Al-Ayn, au sud-ouest de la localité, provoquant des affrontements, tandis que les forces d’occupation se sont déployées pour sécuriser l’attaque des colons, avant de faire irruption dans la localité et de saisir un véhicule appartenant à un citoyen palestinien.

Agression sioniste : MSF met en garde contre les « conséquences catastrophiques » de l’arrêt de ses activités à Ghaza

Le Secrétaire général de Médecins Sans Frontières (MSF), Christopher Lockyear, a averti que la décision de l’entité sioniste de suspendre les activités de l’organisation humanitaire dans la bande de Ghaza aurait des « conséquences catastrophiques » pour la population de l’enclave palestinienne.
Cet avertissement intervient au lendemain de l’annonce par l’occupant sioniste de son intention de mettre fin, d’ici la fin du mois de février, aux activités de MSF dans le territoire assiégé et dévasté par deux ans d’agression génocidaire sioniste.
« Rien qu’en 2025, nous avons fourni plus de 800.000 consultations médicales, pris en charge plus de 100.000 blessés et fourni plus de 700 millions de litres d’eau » dans la bande de Ghaza, a tenu à préciser Christopher Lockyear.
Et d’ajouter: « Nous traversons une période durant laquelle le peuple palestinien a besoin davantage d’aide humanitaire, et non de moins.
L’arrêt des activités de Médecins Sans Frontières aurait des conséquences catastrophiques sur la bande de Ghaza et la Cisjordanie occupée ».
La décision visant MSF intervient alors que l’occupant sioniste durcit les conditions imposées aux organisations humanitaires pour poursuivre leur travail dans les territoires palestiniens.
Au début du mois de janvier, l’entité sioniste avait confirmé qu’elle appliquerait l’interdiction des activités de 37 organisations humanitaires internationales dans la bande de Ghaza.
Dans ce contexte, Christopher Lockyear a expliqué que MSF n’avait pas pu « faire entrer des fournitures médicales à Ghaza depuis décembre 2025 », date à laquelle l’organisation avait reçu l’avertissement de soixante jours émis par l’occupant sioniste.
Selon MSF, 1.700 travailleurs du secteur de la santé ont été tués depuis le début de l’agression génocidaire sioniste contre Ghaza, le 7 octobre 2023, dont 15 membres du personnel de l’organisation.
Christopher Lockyear a enfin appelé la communauté internationale à faire pression sur l’entité sioniste « afin qu’elle lève toute interdiction visant les organisations humanitaires ».

Ghaza: un Palestinien tombe en martyr sous les balles des forces sionistes à Khan Yunis

Un jeune palestinien est tombé en martyr mardi sous les balles tirées par l’armée de l’occupation sioniste, au sud de la ville de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Ghaza, a rapporté l’agence de presse Wafa. Des sources médicales citées par Wafa ont rapporté que le nombre total de martyrs tombés lors de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza depuis le 7 octobre 2023, s’est élevé à 71.800 tandis que le nombre des blessés est de 171.555.
Elles ont ajouté que le nombre total des martyrs tombés depuis le cessez-le-feu du 10 octobre a atteint 526, tandis que 1.447 blessés ont été enregistrés et que 717 corps ont été retrouvés dans différentes zones de la bande de Ghaza.

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