Les travaux du Forum national sur la protection des jeunes contre les fléaux sociaux à l’ère du numérique ont été clôturés samedi soir au Cyberparc de Sidi Abdellah, à Alger, sous la présidence du ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), Mustapha Hidaoui.
Placée sous le thème « Des stratégies proactives pour la protection de la jeunesse », cette rencontre a réuni pendant deux jours des responsables institutionnels, des experts, des universitaires et des jeunes venus débattre des défis croissants liés à l’usage du numérique.
Dans une déclaration à la presse en marge de la cérémonie de clôture, le ministre a souligné que le Conseil supérieur de la jeunesse poursuit un travail soutenu afin de traiter les problématiques majeures touchant directement les jeunes, notamment celles liées aux transformations numériques rapides.
Il a précisé que les débats ont permis d’identifier les outils et les mécanismes nécessaires pour renforcer la vigilance des jeunes face aux menaces, aux risques et aux dérives qui prolifèrent à travers les réseaux sociaux, tout en favorisant une utilisation responsable et intelligente des technologies numériques.
Mustapha Hidaoui a également indiqué que les jeunes participants ont salué les efforts consentis par l’État algérien dans le domaine de la numérisation des secteurs publics et dans la modernisation de plusieurs aspects de la vie quotidienne.
Ces échanges ont donné lieu à une série de propositions et de recommandations visant à renforcer la protection de la jeunesse, notamment à travers la consolidation de la conscience sociétale et la poursuite de l’élaboration de lois et de textes juridiques adaptés aux nouveaux enjeux numériques.
Le forum a débouché sur un ensemble de recommandations qui seront transmises aux hautes autorités du pays dans le cadre du rapport final du Conseil supérieur de la jeunesse, à l’occasion de la fin du mandat de son bureau prévue pour le mois de mars prochain.
Ces propositions ambitionnent de poser les bases d’une approche globale et durable de la protection des jeunes dans l’espace numérique.
De son côté, la Haute-commissaire à la numérisation, avec rang de ministre, Meriem Benmouloud, a mis en avant les efforts importants déployés par l’Algérie pour accompagner l’évolution technologique, à travers l’élaboration de politiques publiques, de réglementations et de lois encadrant la transformation numérique.
Elle a rappelé que l’État a lancé plusieurs projets technologiques stratégiques et renforcé ses institutions par la création du Haut-commissariat à la numérisation, de l’Agence de la sécurité des systèmes d’information et de l’Autorité nationale de protection des données à caractère personnel.
Benmouloud a également annoncé que son département travaille, en coordination avec les secteurs concernés et les spécialistes, à l’élaboration d’une loi relative aux règles générales régissant le domaine numérique, précisant que ce texte a atteint un stade avancé.
Parmi les principales recommandations issues du forum figurent le lancement d’une stratégie nationale de prévention numérique au profit des jeunes, la mise en place d’un système national de veille et de protection numériques, l’intégration de l’éducation numérique préventive dans les systèmes éducatif et de formation, ainsi que l’implication directe des jeunes en tant qu’acteurs du système national de protection numérique.
Abed MEGHIT
