Les travaux d’une journée parlementaire intitulée « L’enseignement professionnel en Algérie : réalité et perspectives » se sont ouverts, lundi au siège du Conseil de la nation, sous la présidence de M. Azouz Nasri, président du Conseil.
Dans une allocution prononcée à cette occasion, M. Nasri a souligné que le thème de cette journée parlementaire constitue « l’un des principaux enjeux et axes stratégiques sur lesquels l’Etat mise dans le processus d’édification, de développement et de construction de l’avenir », de même qu’il représente « un pilier essentiel pour bâtir une économie nationale productive, diversifiée et durable ».
L’enseignement professionnel est devenu, à l’heure actuelle, « un pont reliant l’école aux entreprises de production et un parcours offrant à notre jeunesse une réelle opportunité d’acquérir des compétences pratiques lui permettant une intégration rapide dans le marché du travail ou l’accès à l’entrepreneuriat et la création de richesse », a-t-il assuré.
A cet égard, le président du Conseil de la nation a estimé que « la compétence, aujourd’hui, équivaut au diplôme et peut même le surpasser lorsqu’elle est associée à la maîtrise et à l’innovation », considérant que « le pari sur l’enseignement professionnel est également un pari sur la justice sociale, d’autant plus qu’il ouvre des perspectives de réussite à toutes les catégories et offre à chaque jeune la possibilité de s’affirmer à travers le travail et la compétence ».
M. Nasri a, par ailleurs, fait observer que les pays ayant misé sur l’enseignement professionnel en tant que choix stratégique « ont réussi à réduire les taux de chômage et à réaliser l’intégration, devenant ainsi un véritable levier du développement socioéconomique ».
Dans ce cadre, il a souligné que « l’Algérie, engagée dans des transformations économiques et technologiques profondes, est pleinement consciente que l’investissement dans le capital humain demeure l’investissement le plus rentable et le plus durable ». Ainsi, « les pouvoirs publics accordent un intérêt majeur au secteur de la formation et de l’enseignement professionnels à travers la modernisation des programmes et des structures, ainsi que l’intégration d’une formation appliquée répondant aux exigences de l’économie nationale, notamment dans les domaines de l’industrie, de l’agriculture, des services, de l’économie numérique et de l’hydraulique, en particulier le dessalement de l’eau ».
Pour atteindre ces objectifs, a rappelé M. Nasri, « le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a su, avec perspicacité, placer ce secteur au cœur du projet politique de l’Algérie nouvelle, en le réhabilitant à travers une approche réformatrice alliant vision politique et dimension de développement, faisant de ce secteur un pilier fondamental de sa stratégie de restructuration du système économique national et un outil efficace pour relier les résultats de la formation aux exigences du marché du travail ».
