Alors que la malnutrition a atteint un seuil critique au Nigéria, notamment au nord-est, le Programme alimentaire mondial (PAM) affirme avoir besoin de 129 millions de dollars de toute urgence pour poursuivre ses opérations au cours des six prochains mois. « Sans ce financement, l’agence risque de devoir cesser complètement ses activités dans la région », a fait savoir le représentant du PAM au Nigéria, David Stevenson dans un communiqué.
Faute de financements urgents, l’assistance PAM sera, pour la première fois au Nigéria, limitée à seulement 72.000 personnes, avertit cette agence des Nations unies.
Cette alerte intervient alors que ce pays d’Afrique de l’ouest est confronté à l’une des pires crises alimentaires de ces dernières années.
Dans le nord-est du Nigéria, plus d’un million de personnes risquent d’être privées d’aide alimentaire et nutritionnelle d’urgence dans les semaines à venir.
L’ONU estime que 15.000 personnes dans l’Etat de Borno sont menacées par une faim catastrophique (phase 5 du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire IPC).
« Il s’agit du pire niveau de famine enregistré depuis une décennie », a relevé le PAM, soulignant que « ce n’est pas le moment d’arrêter l’aide alimentaire ».
« Cela aurait des conséquences humanitaires, sécuritaires et économiques catastrophiques pour les personnes les plus vulnérables qui ont été contraintes de fuir leur foyer à la recherche de nourriture et d’un abri », a expliqué son représentant.
Selon les dernières prévisions du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) pour l’Afrique occidentale et centrale, près de 35 millions de personnes devraient connaître une insécurité alimentaire aiguë et grave pendant la saison de soudure de 2026.
Malgré les généreuses contributions qui ont permis au Programme alimentaire mondial de continuer à fournir une aide vitale aux plus vulnérables ces derniers mois, ces ressources limitées sont désormais épuisées.
