L’Algérie franchit une étape décisive dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles, en enregistrant un saut qualitatif salué tant au niveau national qu’international.
Cette avancée significative a été mise en lumière à Alger à l’occasion de la présentation du rapport portant sur les résultats de la deuxième phase du projet conjoint intitulé « Soutenir les efforts de la réponse algérienne dans la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles », élaboré par le Fonds des Nations Unies pour la population et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime.
Cette dynamique s’inscrit pleinement dans les orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui place la protection des droits humains, et particulièrement ceux des femmes et des enfants, au cœur des priorités de l’État.
Les débats et échanges ayant marqué cette rencontre ont unanimement souligné l’ampleur des progrès réalisés par l’Algérie, tant sur le plan institutionnel que juridique et opérationnel.
L’approche adoptée repose sur une vision globale, combinant prévention, protection, prise en charge des victimes et responsabilisation des différents acteurs concernés.
Cette stratégie traduit une volonté politique affirmée de rompre avec toute forme de tolérance vis-à-vis des violences basées sur le genre, considérées comme une atteinte grave à la dignité humaine et aux droits fondamentaux.
S’exprimant lors de cette rencontre, le représentant du ministère des Affaires étrangères, M. Fethi Metref, a mis en avant la portée des résultats obtenus à travers ce projet, estimant qu’ils illustrent de manière concrète le saut qualitatif accompli par l’Algérie dans ce domaine sensible.
Il a souligné que les actions menées s’articulent autour du renforcement des capacités des secteurs concernés, notamment par le biais de formations spécialisées et d’ateliers ciblés, destinés à améliorer la compréhension des mécanismes de la violence, la détection précoce des situations à risque et la prise en charge adéquate des victimes.
Au-delà de l’aspect formatif, le projet a permis d’améliorer sensiblement la coordination intersectorielle, en favorisant une synergie accrue entre les institutions publiques, les services de sécurité, le secteur judiciaire, les structures sanitaires et les acteurs sociaux.
Cette coordination renforcée vise à garantir une réponse cohérente, rapide et efficace face aux cas de violence, tout en assurant un accompagnement humain et respectueux des victimes à chaque étape du processus.
M. Metref a insisté sur le fait que cette démarche s’inscrit en droite ligne avec les orientations du président de la République, qui a fait de la consolidation de l’État de droit et de la protection des catégories vulnérables un axe central de son programme.
Il a rappelé que la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles constitue non seulement un impératif moral et juridique, mais également un levier essentiel pour le développement durable et la cohésion sociale.
L’engagement de l’État algérien s’est également traduit par l’adoption et le renforcement de plusieurs dispositifs juridiques et institutionnels visant à protéger la femme et l’enfant.
Ces acquis, reconnus aux plans national et international, témoignent d’une évolution progressive mais déterminée vers une meilleure prise en compte des normes internationales relatives aux droits humains, tout en tenant compte des spécificités socioculturelles du pays.
De son côté, la cheffe du Bureau du Fonds des Nations Unies pour la population en Algérie, Mme Faiza Bendriss, a salué les efforts déployés par les autorités algériennes, estimant que les résultats de ce projet sont particulièrement encourageants.
Elle a souligné que les avancées enregistrées traduisent un bond remarquable en matière de protection des femmes et des filles, ainsi qu’une amélioration tangible des mécanismes de prise en charge des victimes de violence sous toutes ses formes.
Mme Bendriss a également mis en exergue l’importance du partenariat entre les institutions nationales et les organisations internationales, soulignant que la coopération avec l’UNFPA et l’ONUDC, avec le soutien du gouvernement du Royaume des Pays-Bas, a permis de mutualiser les expertises et de renforcer l’impact des actions menées sur le terrain.
Selon elle, cette approche partenariale constitue un modèle à consolider pour faire face à un phénomène complexe qui nécessite des réponses multidimensionnelles et durables.
Au-delà des résultats chiffrés et des réalisations concrètes, cette dynamique traduit une évolution profonde des mentalités et une prise de conscience accrue de l’ensemble des acteurs quant à la gravité des violences basées sur le genre.
L’Algérie affirme ainsi sa détermination à poursuivre et à approfondir ces efforts, en plaçant la dignité, la sécurité et l’autonomisation des femmes et des filles au cœur de ses politiques publiques, dans une perspective de justice sociale, d’égalité et de respect des droits humains.
Abed MEGHIT
