Révisions constitutionnelle et électorale : Le gouvernement expose une feuille de route pour consolider l’État de droit

dknews
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 Lors d’une réunion consacrée aux projets de révision technique de la Constitution et de la loi organique relative au système électoral, tenue samedi , le Premier ministre Sifi Ghrieb a présenté une lecture d’ensemble des propositions soumises, en en détaillant les objectifs, la portée et les implications institutionnelles.

Cette rencontre, pensée comme un espace d’explication et de pédagogie, s’inscrit dans une démarche visant à éclairer les participants sur les fondements des réformes et sur leur impact attendu sur l’architecture démocratique du pays.

Au cœur de son intervention, le Premier ministre a souligné que ces ajustements traduisent une volonté affirmée de l’État de poursuivre le renforcement du parcours démocratique national.

Il a rappelé que l’ambition des révisions proposées est de consolider l’État de droit sur des bases solides, tout en assurant un développement continu et cohérent du système juridique.

Dans cette perspective, les réformes ne sont pas présentées comme une rupture, mais comme un approfondissement raisonné des acquis institutionnels, dans un esprit de stabilité et d’efficacité.

Sifi Ghrieb a mis en exergue la place centrale de la Constitution de 2020, qualifiée d’initiative historique et d’acquis national majeur.

Selon lui, ce texte fondateur constitue un pilier essentiel du processus démocratique, ayant permis de renforcer la primauté du droit et de consolider les institutions de l’État.

Il a insisté sur le fait que les garanties constitutionnelles relatives aux libertés et aux droits ont favorisé une dynamique politique plus fluide, tout en rehaussant le rôle de la société civile dans la participation au débat public et au processus décisionnel.

Abordant la question de l’équilibre des pouvoirs, le Premier ministre a rappelé qu’il s’agit d’un principe cardinal du développement constitutionnel.

Le maintien de cet équilibre est, selon lui, indispensable à la stabilité institutionnelle et à la crédibilité des réformes.

C’est dans ce cadre qu’il a précisé la répartition des rôles en matière électorale, indiquant que les aspects matériels et logistiques des élections relèveraient du ministère de l’Intérieur.

Cette organisation vise à garantir la disponibilité de l’ensemble des moyens nécessaires au bon déroulement des scrutins, dans des conditions d’efficacité et de rigueur.

Parallèlement, Sifi Ghrieb a tenu à souligner que l’Autorité nationale indépendante des élections demeurerait pleinement habilitée à exercer ses missions constitutionnelles de supervision et de contrôle.

Cette articulation des compétences est présentée comme un gage de transparence et de crédibilité du processus électoral, en conformité avec les principes consacrés par la Constitution.

Elle reflète la volonté des pouvoirs publics de concilier une organisation efficiente avec des mécanismes de contrôle indépendants, afin de renforcer la confiance des citoyens.

Le Premier ministre a également insisté sur la dimension collective du succès des réformes.

Il a rappelé que leur aboutissement dépend de l’engagement responsable de l’ensemble des acteurs concernés, des institutions aux partis politiques, en passant par la société civile et les médias.

Dans ce sens, il a appelé à un dialogue national constructif, fondé sur l’intérêt supérieur du pays et sur une approche participative.

Le gouvernement, a-t-il assuré, demeure ouvert aux propositions et aux contributions susceptibles d’enrichir le processus, dans le respect du cadre constitutionnel.

En conclusion, Sifi Ghrieb a souligné que le projet de révision technique s’inscrit dans la continuité du renforcement institutionnel engagé cinq ans après l’adoption de la Constitution de 2020.

L’objectif affiché est de conforter la stabilité politique, de consolider la transparence des mécanismes démocratiques et de soutenir le processus de développement national.

À travers cette démarche, les autorités entendent affirmer une vision réformatrice graduelle, fondée sur la cohérence juridique, l’efficacité institutionnelle et le dialogue, au service d’une gouvernance modernisée et d’un État de droit renforcé.

Abed MEGHIT

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