Le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels assurera, en prévision de la rentrée de la formation prévue le 15 février prochain à l’échelle nationale, plus de 285 000 nouvelles places pédagogiques, couvrant les différents modes et dispositifs de formation, a indiqué le directeur des études au ministère, M. Fouad Khettal.
Dans une déclaration à l’APS, M. Khettal a précisé que le secteur assure plus de 285 000 nouvelles places pédagogiques couvrant les différents modes de formation, dont 57 155 nouvelles places dans le mode de formation par apprentissage et 32 641 autres dans le mode de formation résidentielle, auxquelles s’ajoutent la formation en cours du soir ainsi que la formation de la femme au foyer et en milieu rural, outre les places pédagogiques destinées à la formation de la catégorie des personnes à besoins spécifiques et des bénéficiaires de l’allocation chômage.
À cet effet, le responsable a mis en avant l’importance que revêt le mode de formation par apprentissage, étant « un mécanisme stratégique visant à relier la formation au marché du travail et à faciliter l’insertion professionnelle, dans la mesure où il associe la formation théorique assurée au sein de l’établissement de formation à l’application pratique au sein de l’entreprise économique ».
En prévision de ce rendez-vous, M. Khettal a fait savoir que le ministère a « mobilisé tous les moyens nécessaires, à l’instar des moyens technico-pédagogiques et des filières ouvertes au niveau des établissements de formation, en sus des spécialités figurant dans le programme pédagogique de la formation professionnelle ».
Dans ce même cadre, le même responsable a indiqué que de nouvelles spécialités ont été introduites dans les programmes de formation dans certaines wilayas, telles que l’analyse des données, le montage et la maintenance des panneaux photovoltaïques et le commerce électronique, rappelant que le référentiel national des formations et des compétences comprend plusieurs spécialités, sachant que ce référentiel est venu remplacer la nomenclature nationale des branches et métiers du secteur, qui renfermait plus de 400 spécialités dans 23 branches professionnelles.
À travers les offres de formation qu’il dispense, le secteur focalise sur les branches professionnelles dans des secteurs « prioritaires », tels que l’agriculture, l’industrie, la numérisation, le bâtiment et les travaux publics (BTP), le tourisme, l’hôtellerie, les eaux et l’environnement, ainsi que les énergies renouvelables, ajoute M. Khettal, qui rappelle qu’un ensemble de dispositions et mesures ont été prises et visent à « assurer la formation dans des spécialités en phase avec les exigences du monde de l’emploi, suivant les besoins exprimés par les entreprises économiques, en termes de main-d’œuvre qualifiée ».
Concernant les structures pédagogiques, l’intervenant a fait savoir que le secteur recense plus de 1 100 établissements de formation répartis sur différentes wilayas, dont des instituts nationaux spécialisés, des centres de formation professionnelle, outre 18 centres d’excellence créés, en partenariat avec les opérateurs économiques dans des domaines techniques et industriels, en adéquation avec les besoins actuels.
À cela s’ajoutent 180 centres de développement de l’entrepreneuriat ayant été créés dans le but d’accompagner les stagiaires lors de leur cursus de formation dans ce domaine.
M. Khettal a, par ailleurs, rappelé que les inscriptions pour l’accès à la formation professionnelle pour le compte de la prochaine rentrée et qui ont débuté le 14 décembre dernier, via la plateforme numérique www.takwin.dz, se poursuivront jusqu’au 7 février prochain.
