Le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a salué, jeudi à Alger, la teneur du texte de loi sur la criminalisation de la colonisation française en Algérie, qualifiant cette loi de « référence » pour les pays ayant vécu ce colonialisme tyrannique et abject.
A l’issue d’une plénière consacrée à l’adoption du texte de loi sur la criminalisation de la colonisation française en Algérie, du texte de loi organique portant statut de la magistrature, ainsi que du texte de loi portant amendement du code de la nationalité, M. Nasri a souligné que l’adoption du texte de loi criminalisant la colonisation se veut « un acquis pour le peuple algérien et pour la famille révolutionnaire ».
Il a salué ainsi « l’initiative exceptionnelle » des députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) en proposant une loi qui criminalise la colonisation française en Algérie, afin qu’elle soit « un témoin immortel des crimes barbares du colonialisme français en Algérie, visant à effacer l’humanité, l’identité et les biens partout dans la terre de l’Algérie ».
Le président du Conseil de la nation a évoqué « la dimension continentale et universelle de ce texte qui peut servir de référence pour les pays africains et autres nations ayant vécu l’amertume, la tyrannie et l’arrogance du colonialisme », relevant que le Conseil de la nation a initié la parution d’un numéro spécial de la revue « La Pensée parlementaire » du mois de janvier courant intitulée « Les crimes de la colonisation française en Algérie : 1830-1962 », ce qui se veut « un gage de fidélité et un hommage aux sacrifices incommensurables du peuple algérien, tout au long de plus de 130 ans ».
Concernant la réserve sur certains articles du texte de loi, M. Nasri a fait savoir qu’ils seront renvoyés à la commission paritaire, étant une procédure constitutionnelle dont la mission est de proposer un texte relatif aux dispositions objet de désaccord, étant donné que ces articles doivent être adoptés dans les jours à venir ».
Concernant le statut de la magistrature, M. Nasri a affirmé qu’il représente « un pilier de l’action judiciaire et un soutien au pouvoir judiciaire », rappelant que l’Etat « accorde un intérêt particulier à assurer les moyens nécessaires et les conditions adéquates pour le pouvoir judiciaire, eu égard à sa portée noble dans la concrétisation de la justice » et soulignant que ce texte « renforcera la sécurité juridique et le bon fonctionnement de la justice, tel que prôné par le président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature, M. Abdelmadjid Tebboune, attaché à sa concrétisation ».
Pour ce qui est du texte de loi relatif à la nationalité, M. Nasri a précisé qu’il « ne doit pas être perçu comme une démarche des pouvoirs visant à remettre en cause la situation des citoyens, mais il intervient pour parer aux abus qui peuvent être ourdis contre l’Algérie et dirigés contre son peuple digne », appelant à la nécessité de conjuguer les efforts, afin de « surmonter les grands défis auxquels est confrontée l’Algérie ».
