Un groupe de coordination mondial dirigé par l’ONU a averti qu’environ 4,2 millions d’enfants et de femmes enceintes ou allaitantes au Soudan devraient souffrir de malnutrition aiguë en 2026 en raison du conflit en cours et de la détérioration des services de base.
Un rapport, publié lundi par le groupe de coordination, estime qu’environ 8,4 millions de personnes auront besoin d’une aide nutritionnelle en 2026, dont 5 millions d’enfants de moins de cinq ans et 3,4 millions de femmes enceintes ou allaitantes.
Parallèlement, on estime qu’environ 824 000 enfants de moins de cinq ans souffriront de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus mortelle, qui augmente considérablement le risque de mortalité en l’absence d’interventions urgentes.
Le groupe a ajouté que, parmi ses enquêtes récentes, 31 sur 61 ont fait état d’une prévalence de malnutrition aiguë globale de 15% ou plus, dépassant ainsi le seuil d’urgence fixé par l’Organisation mondiale de la Santé.
Le rapport indique que la situation devrait encore se détériorer en 2026 en raison de l’expansion du conflit, de la baisse de la sécurité alimentaire et de la dégradation des services de santé et d’eau.
En 2026, l’UNICEF prévoit de mobiliser près d’un milliard de dollars pour aider 13,8 millions de personnes au Soudan, dont 7,9 millions d’enfants.
L’agence onusienne a averti que 3,4 millions d’enfants sont confrontés à des maladies potentiellement mortelles, car environ 70 % des établissements de santé dans les Etats touchés par le conflit restent non fonctionnels.
Le 15 janvier, le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti que, sans financement immédiat, ses stocks alimentaires au Soudan seraient épuisés d’ici la fin mars, laissant des millions de personnes sans aide, notamment dans les villes d’El Fasher, au Darfour-Nord et de Kadugli, au Kordofan-Sud.
4,2 millions d’enfants et de femmes seront confrontés à une malnutrition aiguë en 2026 (rapport)
Un groupe de coordination mondial dirigé par l’ONU a averti qu’environ 4,2 millions d’enfants et de femmes enceintes ou allaitantes au Soudan devraient souffrir de malnutrition aiguë en 2026 en raison du conflit en cours et de la détérioration des services de base.
Un rapport, publié lundi par le groupe de coordination, estime qu’environ 8,4 millions de personnes auront besoin d’une aide nutritionnelle en 2026, dont 5 millions d’enfants de moins de cinq ans et 3,4 millions de femmes enceintes ou allaitantes.
Parallèlement, on estime qu’environ 824 000 enfants de moins de cinq ans souffriront de malnutrition aiguë sévère, la forme la plus mortelle, qui augmente considérablement le risque de mortalité en l’absence d’interventions urgentes.
Le groupe a ajouté que, parmi ses enquêtes récentes, 31 sur 61 ont fait état d’une prévalence de malnutrition aiguë globale de 15% ou plus, dépassant ainsi le seuil d’urgence fixé par l’Organisation mondiale de la Santé.
Le rapport indique que la situation devrait encore se détériorer en 2026 en raison de l’expansion du conflit, de la baisse de la sécurité alimentaire et de la dégradation des services de santé et d’eau.
En 2026, l’UNICEF prévoit de mobiliser près d’un milliard de dollars pour aider 13,8 millions de personnes au Soudan, dont 7,9 millions d’enfants.
L’agence onusienne a averti que 3,4 millions d’enfants sont confrontés à des maladies potentiellement mortelles, car environ 70 % des établissements de santé dans les Etats touchés par le conflit restent non fonctionnels.
Le 15 janvier, le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti que, sans financement immédiat, ses stocks alimentaires au Soudan seraient épuisés d’ici la fin mars, laissant des millions de personnes sans aide, notamment dans les villes d’El Fasher, au Darfour-Nord et de Kadugli, au Kordofan-Sud.
Les FSR usent de fosses communes pour cacher leurs massacres (CPI)
Les Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, ont commis des « massacres » au Darfour, dont ils tentent de dissimuler les victimes dans des « fosses communes », a rapporté lundi la procureure adjointe de la Cour pénale internationale (CPI), Nazhat Shameem Khan .
Informant le Conseil de sécurité des Nations unies, Nazhat Shameem Khan a déclaré que « selon l’évaluation du bureau du procureur, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité » ont été commis lors de la prise de contrôle de la ville d’El-Fasher au Darfour par les FSR en octobre.
Une enquête en cours de l’instance judiciaire internationale a mis en évidence « des massacre et des tentatives de dissimulation des crimes par l’aménagement de fosses communes », et documenté « une campagne organisée et calculée » des FSR, a ajouté la procureure fidjienne. Des images analysées par la CPI montrent les FSR « célébrant des exécutions directes et profanant des corps », a-t-elle aussi dénoncé.
« Le tableau qui se dessine est effroyable », et rappelle selon elle, les atrocités documentées à El-Geneina, la capitale du Darfour-Ouest, où les FSR sont accusées par la CPI d’avoir tué jusqu’à 15.000 civils. Ces violences « se poursuivront » jusqu’à ce que « le sentiment d’impunité soit stoppé », a-t-elle alerté. Dans le Darfour, les habitants font l’objet « de tortures collectives », a-t-elle avancé. Près de trois ans du conflit ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné plus de 13 millions de personnes au Soudan, provoquant la « pire crise humanitaire au monde » selon les Nations unies.
L’ONU appelle à une action urgente pour mettre fin au conflit
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé, lundi, les acteurs régionaux à agir afin de mettre fin au conflit au Soudan, mettant l’accent sur la nécessité de placer les droits de l’homme au cœur des efforts de paix. « J’ai été témoin au Soudan d’atrocités d’une brutalité indescriptible subies par la population, mais j’ai également vu la résilience de l’esprit humain et sa capacité de résistance », a déclaré Türk dans une déclaration faite depuis la capitale kényane, Nairobi, à l’issue d’une visite de cinq jours au Soudan. Le Haut-Commissaire a indiqué avoir rencontré lors de sa visite, différentes composantes de la société soudanaise, notamment des jeunes qui s’organisent pour fournir une assistance à leurs communautés, ce qui les expose davantage aux risques d’arrestation et de violences. Il est à noter que les infrastructures au Soudan ont été à plusieurs reprises la cible d’attaques de drones lancées par les Forces de soutien rapide (FSR), notamment ces dernières semaines. Ces attaques constituent de graves violations et pourraient s’apparenter à des crimes de guerre, a-t-il souligné.
