Au moins 38 personnes ont trouvé la mort dans des inondations provoquées par de fortes précipitations en Afrique du Sud, selon un nouveau bilan rapporté lundi par la radio locale SABC.
Vingt personnes ont perdu la vie dans la province de Mpumalanga à la suite des inondations, et 18 autres dans la province voisine du Limpopo, a précisé la même source, qui a fait état de personnes portées disparues et leur nombre est en cours de clarification. Un précédent bilan a fait état de 30 morts.
Les autorités sud-africaines ont décrété la veille l’état de catastrophe nationale. Dans le nord et l’est du pays, plus de 3.000 habitations ont été touchées par la montée des eaux, des ponts ont été détruits et des routes inondées.
Dans plusieurs régions, une pénurie de denrées alimentaires est signalée. L’armée a été mobilisée pour venir en aide aux habitants des zones les plus touchées. Des hélicoptères sont utilisés pour les opérations d’évacuation.
Les pluies torrentielles prolongées ont commencé en Afrique du Sud à la fin de l’année 2025 et se sont intensifiées à partir du 10 janvier, provoquant de nombreuses inondations. Les météorologues avertissent que le temps pluvieux persistera dans les prochains jours.
Les précipitations abondantes et prolongées sont causées par une zone de basse pression persistante installée au-dessus de la partie australe de l’Afrique, constamment alimentée en humidité par l’océan Indien. De fortes pluies tombent actuellement non seulement en Afrique du Sud, mais aussi dans les pays voisins, à l’instar du Zimbabwe et du Mozambique, les inondations ayant fait plus de 100 morts.
L’Afrique du Sud déclare l’état de catastrophe naturelle
L’Afrique du Sud a décrété officiellement dimanche l’état de catastrophe nationale face aux inondations meurtrières et destructrices qui frappent depuis décembre le pays, ainsi que le Mozambique voisin.
Les fortes pluies et les tempêtes qui s’abattent sur ces deux pays d’Afrique australe depuis plusieurs semaines ont fait 30 morts dans les provinces sud-africaines de Limpopo and Mpumalanga (nord-est), et au moins huit au Mozambique.
« Je classe la catastrophe comme catastrophe nationale », a déclaré dimanche Elias Sithole, responsable du centre sud-africain de gestion des désastres, dans un communiqué.
Les autorités recherchent toujours des survivants et tentent de récupérer des corps, alors que les inondations ont commencé à refluer dans certaines régions, dont celle du célèbre parc national Kruger, contraint depuis jeudi de fermer ses portes et où les visites pourront reprendre « dès demain », selon une annonce du service des parcs nationaux sur les réseaux sociaux. Celui-ci exhorte toutefois les visiteurs à « faire preuve de prudence ».
Dans plusieurs régions du Mozambique, des rivières sont sorties de leurs lits, engloutissant des quartiers entiers et forçant des milliers de personnes à fuir.
L’Afrique du Sud a également dépêché des équipes de secours dans le sud du Mozambique dimanche après qu’une voiture transportant cinq membres d’une délégation sud-africaine a été emportée par les eaux à Chokwe, à 200 kilomètres au nord de Maputo.
