Le monoxyde de carbone continue de représenter une menace grave et insidieuse pour la sécurité des ménages, particulièrement en période hivernale.
Conscient de la persistance de ce danger, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a rappelé, dans un communiqué rendu public hier, l’ensemble des consignes et mesures de prévention destinées à éviter les accidents liés aux fuites de ce gaz mortel, souvent qualifié de « tueur silencieux ». Invisible, inodore et non irritant, le monoxyde de carbone est produit par une combustion incomplète des appareils fonctionnant au gaz, au bois ou au charbon. Chaque année, il est à l’origine de nombreux drames domestiques, causant des intoxications parfois mortelles, souvent évitables par le respect de règles simples de sécurité. Dans son communiqué, le département dirigé par Brahim Merad insiste sur la nécessité absolue d’installer des détecteurs de monoxyde de carbone dans les habitations, en particulier à proximité des appareils de chauffage et des chauffe-eau. Ces dispositifs, encore insuffisamment répandus, constituent pourtant un moyen efficace d’alerte précoce, capable de sauver des vies en signalant une concentration dangereuse du gaz.
Le ministère recommande également un entretien périodique rigoureux de tous les équipements à gaz. Chaudières, chauffe-eau, poêles et autres appareils de chauffage doivent être contrôlés régulièrement par des professionnels qualifiés, afin de garantir leur bon fonctionnement et d’éviter toute défaillance susceptible de provoquer une fuite. Autre point essentiel rappelé par les autorités : l’importance de maintenir libres et dégagés les conduits d’aération, notamment dans les salles de bain, les cuisines et les chambres. Une ventilation insuffisante favorise l’accumulation du monoxyde de carbone et augmente considérablement les risques d’intoxication. Le ministère insiste également sur une pratique souvent négligée mais pourtant cruciale : éteindre systématiquement les chauffe-eau après leur utilisation. Laisser ces appareils fonctionner en continu, surtout dans des espaces clos, constitue un facteur de risque majeur. En cas de symptômes suspects tels que des maux de tête soudains, des vertiges, des nausées ou des difficultés respiratoires, les autorités appellent à une réaction immédiate. Il est impératif de quitter les lieux sans délai, de s’exposer à l’air libre et de contacter rapidement les services de la Protection civile. Au-delà des consignes techniques, ce rappel vise à renforcer la culture de prévention au sein de la société.
Les autorités soulignent que la lutte contre les accidents domestiques liés au monoxyde de carbone repose sur une responsabilité partagée entre l’État et les citoyens. Des campagnes de sensibilisation sont régulièrement menées, mais leur efficacité dépend largement de l’adhésion et du comportement quotidien des ménages. Face à ce danger récurrent, la vigilance reste le meilleur rempart. La prévention, lorsqu’elle est correctement appliquée, permet d’éviter des pertes humaines et de préserver la sécurité des familles.
Par Abed Meghit
